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Poèmes
cent thèmes
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Effervescence de mer
Ce Bistro
La plume
L'enfant vermillon
Croupir
L'héritage de la vie
Ta plume d'écrivain
Maïs soufflé
Ouvrir son cœur

Effervescence de mer
Douce étendue de bleu azurée
qui nous porte a rêver
douce étendue de moutons chatoyant
qui roule vers l'infini miroitant
J'ai la mer tout simplement
ancré dans le coeur
J'ai la mer intensément
dans la peau son odeur
comme les bateaux accrochés
a ses millions de quais
je me laisse allégrement voguer
au grés des ses hautes marrés
comme les étoiles de mer
porté par ses vagues
je suis une méduse de vers
qui par ses mots divagues
Douce étendue de mer salé
que je voudrais vous raconter
douce étendue de plage satinée
que mes doigts de pieds ont sillonnée
J'ai la mer tout passionnément
noué au coeur
J'ai la mer tout présentement
dans l'esprit au parfum de bonheur
comme les poissons patinant
entre les algues se balançant
je me laisse sans emprise défiler
aux rythmes des tendres marrées
comme les coquillages
ornant son majestueux lit
je suis qu'un amalgame de collage
-Arseno-
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Ce Bistro
Un vieux son
Sortait d'un piano
Des vieux gens y étaient assis
Sans bouger de leurs tabourets
Ils semblaient venus d'un autre époque
Un monde ancien et glorieux
Leur vêtement en lambeaux
Leurs chapeaux en loques trouées
Dans cette endroit crasseux
Dans ce bistro poussiéreux
La solitude m'avait fait déambuler
Dans cet endroit anonyme sans âmes
Dans ce quartier de la ville lugubre
Si mystérieux, si miséreux, si piteux
Ce bistro crasseux
Semblait le seul refuge de ces malheureux
Le seul endroit encore miraculeux
Pour ces âmes à la dérive.
Ici et là, des verres tout craquelés et ébréchés
La poussières envahissait tables et chaises
La fumée dansait dans une forme multicolore
Sous ses lumières tamisées de ce décor bizarre
Même le barman à la moustache grise
Semblait sortir d'un vieux film western
Et la chanteuse essayait de faire un son
Dans cette ambiance bruyante et étourdissante
Cette chanteuse avait du connaître
Des jours plus doux et cléments
Sûrement la gloire dans son jeune temps
Mais ses habits étaient tout fanés
Ses cheveux colorés blondasse tout terne
Et ses yeux ridés par la vie et ses soucis
Elle essayait de gagner sa croûte
Encore avec un peu de dignité
En entamant des chansons bluesées
Avec sa voix toute écorchée
Plusieurs traînées
Étaient assises sous ces lumières tamisées
Près des vieux argenté buvant une bière donnée
Par ces messieurs assoiffés de ses traînées
Dans ce quartier piteux j'aurais voulue rester
Dans cet endroit reculé et crasseux
Avec ses gens mystérieux et piteux
Loin de la notoriété de cette grande ville illuminée
-Arseno-
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La plume
La frêle plume de la nuit
se couvre d'un soupçon d'ennui
dans la sérénité des béatitudes
du cœur enchanté de l'enfant,
comme une vielle habitude
qui germe bien lentement
et se cache dans mon être
pour effacer tous ces ancêtres,
qui courent les sentiers de mon coeur
comme des parfums révélateurs...
-Arseno-
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L'enfant vermillon
Des chevaux de bois là bas,
On entendait des cris perçant
Des sons des plus barbares.
Que se passait-il ?
Avait-on ouvert la fosse au lion ?
Non, quelque chose de plus tragique
Etait arrivé , je le sentais dans mon corps.
Un enfant était tombé, j'en était sûre.
Et avait eu le bras arraché, déchiqueté
Par le rouage de ce manège grotesque,
De ce manège mécanique et cruel.
Mon être fut envahi de paralysie
Mon être fut contorsionné de mal
Mon être fût pris de pitié.
L'enfant gisait sur l'aluminium
Tacheté de goûte rouge vermillon.
Puis soudain, m'approchant plus près
Je vis que c'était un acte de théâtre
De cette troupe d'acteurs amateurs
Un long soulagement envahit mon être,
Et mon âme se senti soudain affaiblie
-Arseno-
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Croupir
Croupir au fond dans une remise délabré
Dans une vieille malle bourgogne oubliée
Devenue la demeure des araignées argentées
Qui y ont tissé des autoroutes insensées
Croupir dans les souvenirs d'autrefois négligée
Et d'anciennes photos sépia abandonnées
Envahissant les tiroirs de cette malle délaissée
Par des générations d'enfants bien trop gâtés
Croupir encore dans la poussières des années
Parmi ses trésors qui furent jadis légués
A des parents et grands-parents aimé et adorés
Pour leurs rejetons encore nouveau-nés
Croupir dans cette malle encore remisée
Avec les médailles de guerre de l'oncle blessé
Et les dentelles crochetées de la tante aliénée
Pour pouvoir léguer un héritage bien mérité
Croupir sous des tonnes de tissus abandonnés
Qui furent autrefois une somptueuse robe de mariée
Avec le bouquet de la marié en fleurs toute séchées
Et les cartes de noce encore toute conservées
Croupir au fond de tous ces trésor abandonnés
Ce qui allait devenir le cadeau d'une mère affectionnée
Pour l'anniversaire des quarante ans de sa fille bien aimée
Cette splendide bague de marié e en or blanc diamanté.
-Arseno-
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L'héritage de la vie
Si demain l'héritage de la vie
Ne s'exprimait qu'en poésie,
On y perdrait toute notre énergie
Pour une nuit captivante de folie.
Mais seul un pot pourri
de ces vieilles mélodies,
Et une bouteille de sherry
Peuvent parsemer l'astrologie
D'une grande chorégraphie
D'étoiles dansant au paradis.
La nuit est une partie de notre vie
Remplie de bien des mélancolies,
Des moments très précis.
Mais comment apaiser cette folie
Si seulement un des ses grand cris
Nous parsemait le cœur de merci,
On finirait par trouver l'oubli.
En ayant le cœur guéri
Ce serait l'âme épanouie
Que l'on léguerait l'héritage de la vie
-Arseno-
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Ta plume d'écrivain
Ta plume pourrait faire vivre un pantin
Et tes mots majestueux sont du satin
Dans cette terre tu es écrivain.
Mais qui sait ce que tu seras demain
Tes écrits seront à jamais transcrits
Pour que nous soyons tous proscrits
De ton cercle littéraire
De ton monde imaginaire
Ou nous ne seront qu'un itinéraire
Qui nous fera découvrir la lumière
Au fond d'un être sans barrière
Au cœur révolutionnaire.
Tes mots couleront dans nos cerveaux
Doucement comme des gouttes d'eau
S'échapperont car ils sont si beaux
S'envoleront encore bien plus haut
L'encre de ton sang d'écrivain
Sera le venin de ton lendemain
Tu gribouilleras ici et là de ta main
Tous tes tracas les moins certains
Tes mots dénudés grandiront
En vivant toutes ses émotions.
Ils seront le lien qui unira ton chemin
Avec les rois, les anges et les devins
Ton simple crayon sera ton salut
Plus grand que tu ne l'aurais voulu.
La plume d'hier n'oubliera pas ses élus,
Ceux qui l'on fait vibrer dans la cohue.
Mais elle pardonnera dans quelques mois
Aux esprits qui l'animent encore parfois
Au sourire qui l'enchante comme autrefois
Aux yeux mystérieux plein d'émoi.
La plus belle extension de ton corps
Sera ton allié jusqu'à ta mort
Et l'écrivain retrouvera un jour le nord
Vers ses amis comme un fin renard
-Arseno-
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Maïs soufflé
Toute bien emmitouflée dans mes draps bien drapés,
La tête bien enfoncée dans mon oreiller satiné,
Juste à l'instant ou le sommeil est prêt d'arriver,
Où l'obscurité va s'évanouir, où je perds ma lucidité,
Me monte subitement, droit au nez,
Une étrange d'odeur de quelque chose de salé
Qui me fait brusquement ouvrir les deux yeux
Et me porte au cœur, un peu.
Je m'assois, droite dans mon lit,
Ouvre ma lampe de chevet en folie.
Et les yeux encore tout endormis
Cherche l'origine de cette arôme vieillie.
Mes narines flairent de plus en plus cette senteur
Qui, tout d'un coup, sent le sel et le beurre.
Mais d'où donc, en pleine nuit, et à cette heure
Peut bien provenir cette drôle d'odeur ?
Ma fois je crois que ça sent le maïs soufflé.
Ben non, je dois pas être encore tout a fait réveillée,
Ou bien je rêve encore, et j'ai le nez bouché..
Mais non, je crois que çà sent bien le maïs soufflé.
Des yeux, je cherche la provenance de cette arôme salée
Lorsque tout à coup, mes yeux s'arrêtent sur le plancher
Et je sens naître en moi un rire époustouflé
Quand je découvre l'origine de ce maïs soufflé.
Je referme la lumière de ma table de chevet
Donne deux trois grand coups dans mon oreiller en duvet
Et repose ma tête doucement en ce chaud mois de juillet
Tout en gardant un sourire aux lèvres, mais muet.
Je repense encore à cette odeur de beurre salé
Et j'ai profondément le goût d'oublier
L'origine de cette senteur très empestée
Qui provient de quelque part sur mon plancher.
Odeur qui s'échappe de mes jolis petits souliers
Que j'ai osé porter sans bas toute la journée
Et voilà la sueur de mes mignons petits pieds
Quelle drôle d'idée j'ai eue en cette journée ensoleillée.
Je ris d'avoir confondu cette odeur avec du maïs soufflé
Ah ! quelle belle histoire demain matin à raconter
A tout mes camarades de travail devant un bon café
Si seulement j'a vais le courage de la relater.
-Arseno-
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Ouvrir son cœur
Ouvrir
son cœur
à la vie
savoir gérer
ses joies
ses peines
ses attentes
ne pas se cacher
ne pas avoir peur
ne pas espérer
s'abandonner
au bonheur
s'abandonner
aux tristesses
s'abandonner
a la vie
vivre le moment
pour catalyser
ses idées
ses émotions
ses envies
Et se servir
de cette énergie
pour créer
pour avancer
pour construire
Savoir investir
la sagesse
du passé
vers l'inconnue
de l'avenir
Essayer
vivre ses espoirs
recommencer
nous ne sommes
que commencement
et dépassement....
-Arseno-
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Ces poèmes sont une création de
Anne Arseneault (Arseno)
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