*Cathy*
Hommage à ton talent...
Aimer
Aimer sans trop savoir ce que le mot veut dire,
Aimer pour encore croire, pour se faire plaisir,
Aimer pour respirer, la vie du bout des yeux,
Aimer comme un enfant pour qui l'autre est un Dieu.
Aimer du bout du cœur, du fond de sa mémoire,
Aimer comme l'hiver quand tombe tôt le soir,
Aimer une chaleur, une main, un sourire,
Aimer la vie de l'autre quand survient le désir.
Aimer à belles dents mordre dans chaque aventure,
Aimer toutes les réserves que nous offre le futur,
Aimer toucher ta joue quand tu ne souris pas
Aimer faire le bonheur, de ceux tout près de soi,
Aimer au compte-gouttes, pour ne rien laisser choir,
Aimer de plus en plus, ne vivre que d'espoir,
Aimer une douceur, un refrain , une fleur,
Aimer l'hiver, le froid, l'automne et ses couleurs,
Aimer même un pays et toutes sortes de gens,
Aimer les incompris, les laids et les méchants,
Aimer toujours la vie, tel un fleuve incertain,
Aimer l'envie d'aimer, et ce jusqu’à la fin....
APRÈS LA VIE
Je passerais un soir
Sans même te prévenir,
Quand tombera le soir
Au coin de tes désirs.
Assise sur le vieux banc
Qui longe la maison,
Toute vêtue de blanc
Je t'attendrais longtemps.
Je sais que tu viendras
Comme tu fais chaque soir,
Tu ne me verras pas
Je ne suis que mémoire.
Tu sais que je suis là
Et tu dois me sentir,
Car soudain, j'aperçois
Ton éclatant sourire.
Et ma main s'est posée
Sur la tienne fatiguée
Je l'ai vu frissonner
L'espace d'un baiser.
Lorsque ma chevelure
A frôlée ton visage,
Tu n'étais plus très sûr
De vouloir rester sage.
Tu as ouvert les bras
Pour mieux me retenir,
Mais je n'existe pas
Je suis un souvenir.
Quand tu t'es éloigné
Des yeux je t'ai suivi.
Toi tu t'es retourné
Et puis tu m'as souri.
AUTREFOIS
Il y avait des arbres verts
Jusqu'aux confins de l'univers
Pas de nuages, juste le ciel bleu
Quand les hommes savaient être heureux
Il y a avait de fous torrents
Qui descendaient en bondissant
Et faisaient comme une chanson
Quand les hommes savaient être bons.
Il y avait des jours de pluie
Qui ressemblaient tant à la vie
Et lavaient les mauvais présages
Quand les hommes savaient être sages
Il y avait des terres de neige
Qui murmuraient de doux solfèges
Et rendaient espoir à la terre
Quand les hommes savaient être frères
CARESSE
Je voudrais être ce soir,
La rivière qui te mène
Selon ton bon vouloir
Du côté où l'on s'aime
Cesser de respirer,
Pour entendre chanter,
Nos cœurs à l'unisson
Dans le même frisson.
Vibrer sous nos caresses,
Lorsque nos corps frémissent,
Attendant si longtemps,
Qu'ils ont mal et se blessent,
Et surtout ne rien dire,
Aimer jusqu'au délire,
Sans même un seul répit,
Échanger nos deux vies.
Me noyer dans tes yeux,
L'espace d'un instant,
Au moment merveilleux,
Où nous serons amants...
CONJUGAISON
Je poserai sur ta vie, un sourire entendu,
Je cacherai dans ton cœur, un plaisir défendu.
J’emporterai tes nuits au fond de nos mémoires,
J'étirerai les heures quand tombera le soir.
Tu sauras me glisser au creux de tes pensées.
Tu m'offriras encore les soleils de juillet,
Tu te reposeras à l'ombre de mes jours,
Tu berceras ma vie sur un murmure d'amour.
Il est le rêve inachevé d'un concerto piano,
Elle deviendra pour lui les notes d'un allégro.
Il pensera à elle comme on espère la vie,
Elle le laissera faire se riant de l'oubli.
Nous allons naviguer, sur les ailes du vent,
Nous dormirons le soir, sous la lune d'argent,
Nous nous effleurons, d'un sourire, d'une pensée,
Nous contentant de vivre, d'aimer et de jouer.
Vous allez être heureux, juste à les regarder,
Vous vous surprendrez même à vouloir espérer,
Vous rêverez aussi, les sourires de tendresse,
Vous viendrez les rejoindre, où jamais rien ne blesse.
Ils s'assoient quelquefois, sur la plage endormie,
Ils se parlent doucement, de la vie, de leur vie.
Ils ferment alors les yeux pour retenir le temps,
Attrapant les étoiles ils rient en s'endormant...
DERNIERS JOURS
Qu'ils sont tristes loin de toi, ces derniers jours d'automne,
Quand décembre apparaît, et que ma vie frissonne...
Au premier vent du Nord, au givre retrouvé,
Je laisse aller mon cœur, et ces quelques pensées...
Pour rattraper la lune, les nuages font la course
Ils s'en vont de ce pas visiter la grande ourse
C'est là-bas que la nuit nous allons nous cacher,
Riant de mille choses, nous pouvons y rêver.
La brise dans les arbres , chante une mélodie ,
De tous lieux, tous côtés, partout elle avertit.
Que l'hiver dès demain, frappera à la porte
Souffle le vent du soir, dansent les feuilles mortes.
Dis, as-tu préparé, le feu de cheminée?
Garde bien quelques bûches pour pouvoir l'attiser.
Je passerai la porte, tu tourneras la clef...
Devant l'âtre écarlate, nous pourrons sommeiller.
DIS
Les arbres se replient sous les froides bourrasques
Et le vent fou aiguise sur les branches sa voix.
Les nuages se sauvent, tout en servant de masque
Au ciel gris de janvier. Dis, es-tu encore là?
Sur le vieux banc de pierre, tout au fond du jardin,
La neige a bien laissé quelques traces de pas
Un oiseau y picore avidement le matin
Les miettes que je lui laisse. Dis, penses-tu à moi?
Le sentier qui conduit au creux de la forêt
A mis sa robe blanche des grands jours d'apparat
Une biche s'y arrête, et relève le nez
Saluant l'aube nouvelle. Est-ce que tu reviendras?
Le vent souffle plus fort, la neige tourbillonne
Le ciel est gris acier, tout devient sombre et froid,
Sans même savoir pourquoi la nature s'affole
Sur cette fin janvier. Je t'ai perdu je crois!
HEUREUSE...!!
Ce matin j'ai voulu,
Juste me faire jolie,
Pour que mes yeux ressemblent.
À mon cœur qui sourit.
Finis, les jeans râpés,
Et le grand pull flottant,
Je me suis transformée
L'espace d'un instant.
Maquillé mon visage,
Tout en gardant l'air sage.
Relevé mes cheveux.
Mis une robe bleue,
Longue et virevoltante,
Comme tu aimes tant.
Accroché une fleur,
À la place du coeur.
Le miroir, à l'entrée,
Alors m'a renvoyé,
Mon sourire retrouvé,
Et toi à mes côtés......
J' AI VU DIEU
J’ai vu Dieu dans les yeux, d’un mendiant oublié
Qui me tendait la main, demandant à manger.
J’ai vu Dieu dans le cœur de l’enfant en colère
Qui criait révolté contre ses père et mère.
J’ai vu Dieu dans les yeux de ces nombreux croyants
Qui prient et parlent de lui, au passé, au présent.
J’ai vu Dieu dans le cœur, de cet homme condamné
Qui demandait seulement quelques miettes de pitié.
J’ai croisé Dieu un jour, au détour d’un asile,
Il habitait le cœur de ces malades fragiles.
Je l’ai vu aujourd’hui assis au bord de l’âme,
De cet homme que l’on juge, parce qu’il aime son semblable.
C’est en chacun de nous, les bons et les méchants
Que Dieu a pris sa place, attendant patiemment,
Que le cœur de chaque homme, lui donne enfin un jour,
La place qui lui revient, dans la Paix et l’Amour ….
IL NEIGE
Il neige sur ma vie, des souvenirs épars
Des rêves inachevés, des amours, des départs.
Quelques heures trop brèves, passées à tes cotés
Quelques parcelles de vie, données et retirées.
Il neige sur mon cœur, un peu de nostalgie
Celle de ces jours passés, où souriait la vie,
Dans nos jeux de gamins, on se moquait de tout
Qu'importe le monde entier, notre amour était fou.
Il neige sur mon passé, et sur mon avenir
J'ai voulu regrouper futur et souvenirs
Un grand tapis tout blanc, est venu me cacher
De cet immense linceul, je vais me protéger.
Il ne neigera plus, le printemps reviendra
Je verrai reverdir tous les champs et les bois.
Je pourrai même encore rêver un peu de nous
Tu m'as attendu là, assis à mes genoux.
J'avais rêvé...
J’avais rêvé d’un grand amour
Qui grandirait jour après jour
D’un amour tout vêtu de bleu
Un amour simple et merveilleux
J’avais rêvé de notre vie
D’une maison dans le midi
Avec des fleurs et des oiseaux
Où il y ferait toujours beau
J’avais rêvé de jours tranquilles
De jours, qui doucement défilent
Un paradis peuplé de joie
Cette nuit j’ai rêvé de toi …
Je vous ai vu...
Je vous ai vu dormant, auprès de la fontaine,
Attendant qu’un peu d’eau vienne désaltérer
Votre gorge trop sèche et le sang de vos veines,
Vous reposiez si bien, je n’ai fait que passer.
Je vous ai vu marchant, en haut de la colline,
Attendant que le ciel se couvre de noirceur
Que des milliers d’étoiles votre vie illumine,
Mais vous étiez si loin, où était votre cœur?
Je vous ai vu rêvant, assis là sur la grève,
Attendant que les vagues vous ramènent l’espoir
D’un amour incompris, de quelques heures trop brèves,
Perdu dans vos pensées, vous ne pouviez me voir…
Je vous ai vu parlant, à cette femme si belle,
Attendant d’elle un geste, qui pourrait vous montrer,
Qu’elle vous aimait vraiment et était bien réelle,
Vous étiez occupé, je n’ai pas dérangé…
De collines en fontaines, et d’eau en rêveries,
J’ai longé le sentier au vôtre parallèle.
Je vous ai tant aimé, bien plus que toutes celles
Qui prenaient votre cœur. Pourtant je n’ai rien dit …
LAURE
Vous ne devriez pas Laure, jouer dans le jardin
Il y a des enfants, ce sont de sales gamins
Ils sauront déchirer votre jupe et vos bas
Tirer vos longs cheveux, en riant aux éclats
Mais vous êtes attirée Laure, vous êtes si seule parfois,
Que vous vous dirigez vers le petit sous-bois
Méprisant le danger, votre instinct vous conduit
Vers ces nouveaux amis, qui changeront votre vie …
Ils sont au fond du parc, sur le vieux mur de pierre
Riant et se moquant de votre allure trop fière,
Votre robe en dentelle et vos rubans de soie
Sonnent pour eux le départ d’une guerre sans loi…
Ne les regardez pas Laure, l’un a les yeux trop bleus
Ils ont huit ou douze ans, ce sont des guenilleux
Vous les toisez, hautaine, sûre de vos onze années
Ce ne sont que mendiants, vous dites, " je vais gagner "
Ils sont plus forts que vous Laure, vous avez mal jugé,
Et vous voilà par terre, déchirée, piétinée
La boue qui vous recouvre, vous donne l’air lamentable
Les larmes de vos yeux, attisent leur courage…
Il s’est penché sur vous, agrippant votre main
Pour mieux vous arracher à ce tragique destin
Votre regard surpris, un instant a croisé
Celui de ses yeux bleus, qui pour vous souriait…
Vous ne devriez pas Laure, jouer dans le jardin
Il y a des enfants, ce sont de sales gamins,
Mais il est parmi eux, l’amour de votre vie
Votre cœur le savait, il vous y a conduit…
Ombres
Il y avait nous
Puis plus rien et partout
Ce désert, ce silence
Et ces ombres qui dansent
Une île dans le lointain
Et ce silence désert
Tu as lâché ma main
Et je sens que je perds
Une partie de ma vie
Dans ces rêves qui pleurent
Une belle utopie
Et les ombres reviennent
Dansant jusqu’au plafond
Elles enfoncent ma peine
Un peu plus, plus profond
Mais à quoi sert de dire
J’ai appris à souffrir
Quand les ombres descendront
Au désert du silence
Je t’aimerai encore
Sans aucune espérance
RÊVES...
Les rêves ne meurent jamais,
Ils ne font que dormir
Comme les étoiles de Mai
Et le chant du zéphyr.
Les rêves dorment le jour
Quand tout est animé
Comme des passions velours
La voix de l'alizé
Les rêves se réveillent
Sur la pointe des pieds
Comme la danse des abeilles
Un matin de juillet.
Les rêves vivent sans fin
Dans le fond de nos cœurs
Comme la pluie des matins
Mélodie du bonheur.
Se pourrait-il?
Se pourrait-il Monsieur… que je vous eusse croisé?
Dans le détour ombré d’un tout petit sentier?
Il me semble reconnaître au fond de vos yeux clairs
Des rêves inachevés, des soleils, des déserts.
Un échange trop bref, vient de me projeter
Tellement loin d’ici, sur des plages de galets,
Avec en fond serein, la mer et ses rivages
C’est au fond de vos yeux qu’est le plus beau voyage
Se pourrait-il Monsieur… que je vous eusse aimé?
Il y a bien longtemps, dans une autre contrée?
Il me semble ressentir, quand vous touchez ma joue
Un trouble que je connais , qui me parle de nous.
Les oiseaux offrent au ciel, la chanson des amants
Renaît toute la vie en ce nouveau printemps
Je reste près de vous, je défais mes bagages
C’est là dans votre cœur qu’est le plus doux naufrage
Se pourrait-il Monsieur… que je vous eusse perdu?
Sur le quai d’une gare…Je vous ai attendu.
La vieille locomotive, colore de gris mon ciel
Elle ne m’apporte rien, si ce n’est le réveil
L’hiver ne chante plus, les fusils ont parlé.
La guerre triste et stupide à vous m’a arrachée.
Je reviens quelques fois, près de nos souvenirs
C’est dans vos rêves perdus, qu’est le plus beau sourire…
SOUVENIR
Quand je me suis assise, près du vieux pont de pierre
Où nous allions enfants, pour jouer à la guerre,
J'ai découvert gravé, sur le vieux chêne voûté;
Entourées d'un grand cœur, nos initiales usées.
Quand les as-tu écrites ? Nous étions des enfants,
Comment aurai-je su que tu m'aimais autant?
Tu étais mon ami, mon frère, mon copain,
Et je ne songeais pas à quelques lendemains.
Nous avons tous les deux construit bien des bateaux,
Nous avons toi et moi, rêvé devenir grands.
Et nous voulions partir vers des pays nouveaux,
Mais le monde est immense quand on est un enfant.
Dis qu'es-tu devenu ? Où es-tu aujourd'hui ?
Reviens-tu quelquefois où nous avons grandi ?
La vie va doucement, trente années ont passé.
Est-ce que tu peux me dire ? Aurais-tu oublié?
Tu sais, j'ai conservé, dans la malle au grenier,
La petite perle en bois que tu m'avais donnée...
Tiens! Un enfant qui passe... Et il joue à la guerre...
Comme il te ressemble.... Il a tes grands yeux verts.
Sur...
Sur un bout de papier, je t'ai conté ma vie,
Mes désirs et mes peines, et aussi mes soucis,
Alors tu m'as compris, et tu as partagé
Un peu de mes espoirs, à nouveau j'ai rêvé.
Sur quelques mots discrets et des feuilles de couleur,
Tu as gravé en moi un tout petit bonheur.
Il est devenu grand , depuis les jours défilent,
Calmes et paisibles aussi, comme un fleuve tranquille.
Sur le bord de mon coeur, tu as déposé là,
Un peu de ton amour, pour qu'à nouveau je crois,
À toi, ainsi qu'à nous, mais surtout à la vie
Celle que nous aurons loin de tous les soucis.
Sur le flanc d'un vallon, il est une maison,
Celle qui nous attend, elle est pleine de chansons.
Entourés d'écureuil, d'oiseaux et de ciel bleu,
S'endormiront nos vies, nous y seront heureux
L.Busic
Forum T'chatte Livre d'or Boîte à images
Lanaudière Légende
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